03/11/2015

IL FAUT SAUVER L'USINE ET SON AUTO-GESTION PAR LES JEUNES.

L'originalité de l'Usine, avec son auto-gestion, doit être respectée par Pierre Maudet, Conseiller d'Etat genevois, en charge de l'économie. La nouvelle loi qui oblige tous les patrons de débit de boissons de s'inscrire en tant que responsable économique s'applique à un certain cadre, qui n'est pas le cadre des 4 débits de boissons de l'Usine.


S'il s'agit d'avoir un responsable pour avoir un contrôle sur les flux d'argent des buvettes afin qu'il n'y ait pas d'argent au noir, c'est évidemment légitime de la part de celui qui défend les finances publiques.

Mais cela peut se faire sans augmenter les tracasseries administratives, avec 4 responsables de buvettes pour leur gestion à l'Usine, puisqu'il s'agit d'une gestion collective dans un centre auto-géré.  Ce que demande l'Usine c'est d'être considérée comme une personnalité morale et non physique comme c'est le cas pour un simple patron indépendant.

 Mais évidemment il faut rassurer en proposant un responsable des comptes des buvettes qui pourra contrôler et exiger que les flux d'argent se fassent d'une manière correcte et sans argent au noir.

Avec ce conseil, lancé comme une bouteille d'eau à la mer, je suis sûr que l'Usine pourrait mettre  en pratique facilement  le contrôle économique des buvettes avec le contrôle des tiquets de caisse pour chaque buvette. En s'engageant sur cette logique et simple idée, je suis sûr que l'Usine peut gagner son bras de fer avec l'Etat. Pourquoi ?

Parce que le dessein caché de la nouvelle loi sur les débits de boisson est simplement de rendre les propriétaires responsables pour éviter au maximum l'argent au noir. Cela n'est jamais évoqué dans les bisbilles de l'actualité qui elle fait vendre les journaux...

 Alors tout ça pour ça? Un conseiller d'Etat, sûr de son droit, mais sans imagination pour trouver des solutions? Et contre, toute une jeunesse qui veut une manière de vivre différente que de penser toujours à faire plus de fric, toujours plus de fric, pour pouvoir consommer toujours plus? Et qui est capable de se mobiliser à mille, un samedi soir ? L'Usine, elle est à la portée de leur maigre bourse d'étudiants, d'apprentis, de travailleurs précaires ! Ils se battent pour elle, ils font signer une pétition, acceptée par des personnalités très connues du monde de l'art et ils ont raison.

Pierre Pittet.

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