28/06/2015

L'UE LAQUAIS DE L'OLIGARCHIE FINANCIERE MONDIALE DETESTE LA VRAIE DEMOCRATIE

ALEXIS TSIPRAS APPELLE LE PEUPLE GREC AU REFERENDUM.

Révolté par la dernière proposition de l'Union Européenne de conditionner un crédit de 12 milliards jusqu'en novembre( pour règler entre autre,une dette du FMI de Washington au 30 juin) en échange de la dérégulation du droit du travail,de privatisations, du sabrage des retraites, de la hausse de la TVA sur des produits essentiels, le Conseil des ministres grec par la voie de son premier ministre a décidé entre la nuit de vendredi à samedi, de laisser le peuple grec décider si oui ou non il accepte la proposition de l'UE. Quoi de plus démocratique? Et bien non, c'est un nouveau scandale pour les gnomes de Bruxelles, des accros au libéral-capitalisme à la sauce yankee.

 


Même Dominique Strauss-Kahn, DSK, ancien ponte du FMI, avant ses frasques au SOFITEL de New-York, appelle, dans un tweet, à laisser du temps au gouvernement grec, en ne lui demandant rien à court terme, mais en ne prêtant plus rien non plus. Sauf que le FMI, un instrument de domination idéologique étasunien y sera évidemment opposé, et plus d'un milliard est exigé par le FMI au 30 juin, qui devait être épongé par une nouvelle aide de la zone euro.

La tension est donc à son comble et le risque est que le système bancaire grec ne fonctionne plus dès lundi ou mardi, privé de fonds.

Revenons aux racines du mal, qui ont été nombreuses dans le passé: corruption, milliards de blanchiment de fraude fiscale passant par la Suisse et évidemment par Genève, mauvaise gestion publique. Soit. Mais pourquoi l'ensemble du peuple grec, peuple courageux et débrouillard, devrait payer les pots cassés des oligarques,  des gouvernements corrompus du passé? A ce jour, le gouvernement de la gauche radicale élu par le peuple grec pour mettre fin à une austérité absurde, et une misère mortelle pour certains, ce gouvernement sans cravate, n'est pas corrompu et Tsipras, qui refuse de dépasser les lignes rouges pour ne pas trahir ses engagements électoraux bénéficie de plus de 50% d'opinion favorable.  François Hollande qui trahit la gauche en  France est à 20% d'opinion positive.

Sans la brillante civilisation grecque d'il y a 1500ans, qui a créé une démocratie à l'échelle d'une cité, Athènes, avec le concept de Politeia- la gouvernement de la cité dans l'intérêt général- qui est devenu la République dans les écrits du romain Cicéron, concept qui a essaimé jusque dans la  Chine communiste du XXème siècle, après les Républiques de Florence, de Venise, de Genève, et la révolution française, la première République, sans la Grèce, il n'y aurait tout simplement pas eu l'Europe telle que nous la connaissons. C'est un fait. C'est une dette. Sans  Socrate, sans Platon, sans Aristote pas de développement de la raison critique, pas de renaissance européenne, pas de développement des sciences, ayant fait reculé les superstitions religieuses, et permis la révolution industrielle occidentale.

Et c'est le courage, la rhétorique, l'audace contemporaine grecque par la voix de l'avocat Tsipras,  qui est en train de jouer un bras de fer, contre la dictature de la finance: l'Allemagne n'a jamais payé les dettes nazies aux Grecs de plusieurs milliards. La Banque centrale européenne a également spéculé contre les obligations grecques et a gagné, d'une manière parfaitement immorale des milliards. Cet argent est réclamé pour des raisons morales et justes.

Il y a pire. La Grèce n'était pas mûre, n'avait pas les critères suffisants en l'an 2000 pour rentrer dans le zone euro. Et c'est une des pires banque voyou   du monde la Goldman Sachs yankee,dont le dirigeant se prend pour un dieu tout puissant, qui a trafiqué les comptes publics grecs pour faire croire que la Grèce était moins endettée qu'en réalité. Toutes les banques privées cupides ont spéculé, ont prêté des milliards à la Grèce, car dans le " marché financier spéculatif" elle était bonne car elle devait emprunter en payant des intérêts hauts et assurait donc des hauts profits aux banques avec des risques que celles -ci n'ont pas assumés.

A l'issue de la crise bancaire criminelle étasunienne des subprimes qui a contaminé le monde entier, ce qui prouve bien que c'est bien les banques yankees qui tiennent le monde, certaines banques privées européennes qui avaient été trop cupides, irrationnelles, auraient dû faire faillite et être rachetées pour rien. Et bien non, ce sont les puissances publiques européennes qui ont épongé les dettes et maintenant ,les classes dominantes et politiques européennes excitent leur peuple appauvri par leur faute contre les Grecs: fainéants, incapables et j'en passe.

Mais le peuple grec relèvera la tête, et même s'il revient à la monnaie nationale, le drachme, il retrouvera l'indépendance de sa banque nationale, qui pourra refinancer, comme toutes les autres banques nationales encore indépendantes son économie avec la création de monnaie. Les Etats-Unis en sont a à peu près 200.000 milliards de dette publique, avec leurs folies de guerres du pétrole criminelles, ils actionnent continuellement par centaines de milliards la planche à billets virtuelle, et personne n'y trouve à redire, officiellement. Ils risquent quoi les Grecs? L'inflation, la dévaluation? La spéculation à la baisse contre le drachme? Il faudra la criminaliser, l'interdire, donner l'exemple pour une fois!

20 % de la richesse nationale grecque annuelle (PIB) est constituée par le tourisme Ils doubleront leurs touristes et réinvestiront en drachmes dans le domaine.

Ils vendront leurs produits agricoles en drachmes et ils seront achetés. Ils devront par contre retrousser leurs manches pour produire chez eux plutôt que d'importer,car cela leur coûtera évidemment beaucoup plus cher.

Les centaines de milliers de jeunes bien formés qui sont partis depuis 2010, enverront à leur famille restée en Grèce, des euros ou des livres, qui feront beaucoup de drachmes! Et il y en a d'autres  qui sont prêts à des contrats équitables sans demander à sabrer dans les retraites, comme la Russie qui a signé avec la Grèce un contrat de 2milliards pour un aqueduc amenant le gaz russe. Tout n'est pas perdu, si la Grèce retrouve sa monnaie nationale. Le peuple grec, depuis Mycènes et la saga troyenne, en 3500 ans d'âge en a vu d'autres: il devra travailler plus, faire certains sacrifices,  mais en hommes et en femmes libres pas en esclaves de Bruxelle, ou du FMI, ce qui change tout.

Or, les tenants du système libéral-capitaliste anglo-saxon mondialisé, ont horreur des peuples qui veulent se réapproprier, nationaliser, rendre de nouveaux publics, républiquer certains biens stratégiques. La Russie est redevenue l'ennemie du " monde libre..." quand elle a décidé de rendre public à nouveau ses biens pétroliers, en démantelant l'empire de l'oligarque Khodorkowski, réfugié depuis évidemment en Suisse.Si vous pensez sérieusement qu'on peut devenir milliardaire en partant de rien en quelques années, sans violer les lois,  vous êtes un naïf. Ses leviers financiers, il les a trouvés aux Etats-Unis avec ses comparses, et il a contribué au pillage privé de la Russie. Etonnez-vous maintenant que les Russes se soient trouvés un homme fort!

Les tenants du: il n'y a pas d'alternative au libéral-capitalisme( libertés et capitalisme dérégulé ) sont effrayés des décisions de la Gauche radicale grecque au pouvoir qui a décidé de défendre son peuple, de protéger les plus pauvres, de faire revivre la télévision publique, d'arrêter les privatisations, en bref, de rendre au peuple espoir et dignité.

Aux accros du mythe de la "  croissance," il faut montrer les faits: dans un monde dérégulé et globalisé, de" libre-échange" sauvage, la croissance ce n'est jamais la croissance des postes de travail dignes. C'est la croissance des postes de travail précarisés et mal payés d'un côté et la croissance des  fortunes de l'autre. C'est les prémices des troubles sociaux, des révolutions rendues nécessaires, ou des guerres entre pays, quand il faut trouver des coupables pour des dirigeants incapables d'inventer de nouveaux modèles économico-politiques à la fois efficaces et équitables.

L'exemple de la résistance du peuple grec à la dictature des marchés financiers dérégulés et irresponsables,au -dessus des Etats, doit servir à tous les peuples européens et même du monde: un autre modèle, moral, celui-là gagnera, assurera la force et la prospérité des peuples et des nations, qui refusera de jeter dans le chômage de masse, et la précarité des dizaines de millions de jeunes et de moins jeunes, par pur mépris de classe,dans un gaspillage de force incroyable. C'est l'idée de liberté, d'égalité et de fraternité, qui a rendu la France forte dans le passé. Ce sont ces valeurs encore qui rendront les peuples plus forts, plus prospères et plus épris de paix dans le présent et le futur.

En refusant de laisser au bord de la route, dans l'ornière de la misère, la grande partie de son peuple qui a voté pour lui, pour combattre une austérité stérile qui le rend d'année en année toujours plus pauvre, Alexis Tsipras et son intrépide équipe, rendent l'espoir d' une démocratie renouvelée, révolutionnée, non seulement pour le peuple grec, mais pour  tous les peuples qui souffrent de la dictature financière des marchés globalisés.

Pierre Pittet

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Commentaires

Remercions Goldman Sachs pour ce cadeau ...

http://www.wikistrike.com/article-goldman-sachs-a-camoufle-la-dette-de-la-grece-puis-parie-sur-sa-faillite-99715852.html

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 28/06/2015

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