15/06/2015

LA DEREGULATION DES LOYERS EST EN MARCHE.

LA DEMOCRATIE DU FRIC A GAGNE.

Les milieux immobiliers, les milieux d'affaires qui avaient évidemment beaucoup à gagner dans les prix libérés des bureaux transformés en logements ont mis le paquet dans tous les médias, tous les journaux, sur les trams avec des arguments racoleurs: oui  pour plus de logements, oui pour la transformation des bureaux en logements.Sans détails,pour ceux qui votent sans trop réfléchir. En fait ce sera plus de contrôles, c'est les prix du marché libre qui feront la loi quand il faudra fixer un prix de location.

Vous avez sans doute aimé les dérégulations de l"industrie financière" et ses merveilleux résultats, alors vous allez adorer le dérégulation des loyers en marche à Genève, à la sauce Zacharias MCG.

 


Le réveil va être dur pour les  classes populaires et moyennes-moyennes qui ont voté  pour la loi du changement des bureaux en logements, en fait pour la suppression des contrôles de prix, parce que la loi permettait le changement mais- stupidité ou arrogance de ceux qui ont créé la LDTR( loi sur la démolition, les transformations et les rénovations)- en ne laissant pas ou très peu de marge, pendant 3 -5 ans, pour les propriétaires qui transformaient leurs biens immobiliers.Il fallait leur laisser une  marge calviniste de 5%! La gauche et les milieux de dééfense des locataires en payent le prix fort aujourd'hui.

Et c'est évidemment toujours les petits qui vont trinquer. Car si les milieux des travailleurs aux revenus modestes pensent que les nouveaux logements aux loyers libres seront pour eux, ils rêvent. Par contre les milieux aisés, bien branchés avec les régies vont se voir offrir de beaux espaces, dans des endroits recherchés de la ville, qui coûteront bonbon, mais quand on aime on ne compte pas.

Ils faudra exiger de l'Etat des statistiques annuelles pour au moins trois raisons:

1 Savoir combien il y aura de  bureaux transformés en logements déjà en 2015 et mis sur la marché puisque Ronald Zacharias du MCG prétend qu'on peut faire cela vite en quelques mois. Et ensuite pour 2016 et ainsi de suite.

2 Savoir à combien ils auront été loués.

3 Savoir à qui ils auront été loués et les revenus exigés par les propriétaires pour  les nouveaux locataires.

Et seulement ensuite, en admettant que les statistiques soient livrées rigoureusement et publiquement, le peuple genevois pourra comprendre s'il a bien fait de voter Oui à loi MCG-Zacharias, c'est dire oui à la suppression des contrôles de l'Etat sur les loyers des bureaux transformés en appartements, Oui à la dérégulation.

Malheureusement, à Genève, vu la pénurie de logements et le petit pourcentage  de bureaux transformés en appartements sur l'ensemble des logements qui seront mis chaque année sur le marché, le résultat est connu d'avance. Pour résoudre la crise du logement, comme dans les années soixante, il faut de grands projets menés d'une manière concertée, dynamique et écologique.

 

Pierre Pittet.

 

00:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.