11/12/2014

LA SUISSE, UNE DEMOCRATIE PLOUTOCRATE!

LA PEUR UTILISEE AU PROFIT DE L'IMMORALITE CIVIQUE POUR PRESERVER LES FORFAITS FISCAUX!

C'est l'argent qui fait gagner les votations en Suisse. On le savait déjà avec l'oligarque milliardaire Blocher et son mal nommé parti UDC Union démocratique du centre, en fait traduit en allemand, le parti  du peuple suisse. SVP, nationalo-populiste.

Qu'elle aurait été le résultat de la  votation concernant l'abolition des forfaits fiscaux, si l'argent avait été du côté du petit mouvement de la gauche radicale, la Gauche- Alternative linke- la Sinistra, petit parti national, qui a lancé l'initiative  plutôt que du côté de ceux qui profitent directement en gérant leurs affaires des millionnaires et milliardaires bénéficiant des forfaits fiscaux suisses? Au lieu d' être bombardé dans la rue, dans les journaux, dans tous les médias par la propagande de la droite d'affaire alliée à la droite nationalo-populiste, aidée par les démocrates chrétiens- ce qui est un comble car Jésus de Nazareth détestait les riches profiteurs-(mais les évangélistes protestants ont voté pour l'abolition) il y aurait eu une publicité monstre dénonçant  les abus sur les forfaits fiscaux.

Comme quand les citoyens zurichois ont viré de leur canton l'oligarque  milliardaire russe Vekselberg qui violait le règlement  lui interdisant de travailler s'îl voulait profiter en tant que retraité rentier du forfait fiscal. Du reste, la ville de Zurich a récidivé, mais pas son canton au niveau national.


Les exemples auraient été légions à Genève, ville dans laquelle les forfaits fiscaux sont accordés par l'administration dans l'opacité la plus totale, avec tous les dangers de corruption que cela comporte, sur la base de dépenses présumées  et d'une valeur locative du logement du forfaitaire le plus souvent propriétaire. Sans contrôle, à ce qu'il semble. Le plus choquant étant évidemment le cas de l'oligarque russe multimilliardaire Guennedi Timchenlo, propriétaire de la pétrolière Gunvor, qui doit faire ses dix  heures par jour de travail à Genève comme tout patron qui se respecte, alors qu'il devrait être un retraité rentier pour bénéficier du forfait fiscal ! Peut importe que la loi soit violée, pourvu que le fric arrive, c'est un peu la mentalité dominante dans notre Genève en phase rapide de décadence civique.

Alors on a entendu: 20.000 emplois de perdus et des centaines de millions de pertes d'impôts si les malheureux votants suisses ont l'audace de revenir à un peu plus de moralité en votant pour la suppression des forfaits fiscaux!  Invérifiable évidemment sur la base des analyses dans les cantons qui ont abandonné les forfaits fiscaux.Et cela a marché: 40,8% de oui contre 59,2% de non. Seules quelques grandes communes ont  résisté dont  la commune de Bern, de Zurich, de Lucerne mais leurs cantons ont dit non. Seul, la canton de Schaffouse qui a gagné avec la suppression des forfaits fiscaux a dit oui!

Un autre argument a joué: ils vont tous partir vers des cieux plus accueillants!. Du reste au contraire de ce qui se passe avec l'évasion fiscale, personne ne nous en veut pour nos forfaits fiscaux à l'international. Il est vrai que pour gagner le combat de la justice et de l'équité fiscale, conformément à nos constitutions démocratiques, il faudrait carrément une Cour pénale internationale, comme avec la Haye, contre les crimes contre l'humanité, pour sanctionner les Etats qui violent l'esprit et la lettre de leurs constitutions démocratiques avec les centaines de milliards de dollars d'impôts envolés car volés, qui manquent cruellement dans les budgets publics de tous les pays du monde! L'argent mal géré est évidemment également une plaie contre laquelle les citoyens doivent se mobiliser. Avec les centaines de millions d'amendes la traque implacable des puissants fraudeurs serait organisée au niveau international avec une ambition de justice sociale pouvant seule éviter les guerres liées au injustices et aux inégalités.

En effet  par exemple que peut devenir la Russie, pillée par ses oligarques qui évadent des milliards,dont les forfaitaires en Suisse, avec des classes populaires tombant dans la pauvreté et la misère. Et bien comme l'Allemagne après les sanctions de la défaite de la première guerre mondiale et le crash boursier de 1929 à NewYork, centre du capitalisme mondial, et ses millions de chômeurs, elle peut se réveiller patriote et nationaliste, soudée derrière son chef, le fils de prolétaire Vladimir Poutine, avec une option guerrière et justicière! C'est ce que nous voulons?

Il y a aussi les différents scandales qui arrivent sur la place publique concernant les avantages offerts aux multi-millionnaires ou milliardaires étrangers dans L'UE. Par exemple, il y a 3 ans le Portugal  miné par la crise,pour que les riches extra-européens puissent obtenir un permis de résidence, a légiféré en leur proposant d'investir  400.000 euros dans un bien immobilier. Sauf que évidemment certains biens ont été surévalués avec des commissions de l'ordre de 10% pour les fraudeurs.  La gouvernance européenne de Bruxelles, ainsi que des parlementaires du Parlement européen de Strasbourg commencent à donner de la voix. C'est un début.

Car comme au XVIème siècle  européen les riches pouvaient acheter des indulgences à l'église catholique romaine au pouvoir pour gagner le paradis, un demi-millénaire plus tard, les riches peuvent acheter un passeport européen, sous réserve de certains investissements pour pouvoir résider dans un pays commode pour leurs affaires. Pas tous les pays évidemment, mais même si seulement un pratique cette méthode, c'est déjà trop! Et nous y sommes!

Le grand philosophe politique du IVème athénien Aristote avait déjà raison.Dans son jugement concernant les gouvernements bons ou mauvais, concernant la fin de l'homme,-le bonheur-qui passe par le bien et la vertu civiques, il préférait la Politeia, le gouvernement de la cité dans l'intérêt général, avec sa traduction latine , la République, par le stoicien romain Cicéron, que la Démocratie, gouvernement par le peuple qui pouvait  être manipulée par des populistes intéressés par leur seul pouvoir personnel et celui de leurs proches, de leur classe. C'est toujours actuel.


A Genève, depuis environ 40 ans, depuis l'envahissement des pétro-dollars des dictatures monarchiques du golfe et d'autres potentats du monde, qui ont accéléré la spéculation immobilière, avec le développement du matérialisme d'hyper-consommation, boostée par le modèle américain du libéral-capitalisme, de la "pax américana" qui se veut universelle, le slogan des révolutionnaires genevois qui ont amené plus de justice sociale et politique durant ces cing derniers siècles s'est métamorphosé.

Il y avait le slogan:: tout par le peuple, pour le peuple au nom du peuple( au nom de Dieu avec le révolutionnaire protestant Jean Calvin) mais le slogan était valable pour les révolutionnaires de 1792- liberté-égalité-fraternité- inspirés par Jean-Jacques Rousseau, pour James Fazy, le révolutionnaire radical de 1847 et le Georges Favon du :" pas de Progrès sans Justice sociale" comme pour les progressistes du XXème siècle. Il y a un autre slogan maintenant très en vogue dans toutes les couches de la population: tout pour le fric, par le fric au nom du fric. Vous pouvez aussi remplacer fric par argent ou capital, c'est la même chose.

Sauf que l' Histoire nous apprend que toutes  les civilisations, les régimes qui se sont adonnés à pareille religion, génératrice d'inégalités, d'injustices, de guerres de rapine, se sont effondrés sous les coups de boutoir soit des classes défavorisées  de leur société transformées en classes révolutionnaires organisées, soit par l'envahissement de peuples plus frugaux, plus énergiques,plus unis qui se sont donnés des chefs pour défendre leurs ambitions et leurs valeurs.

A méditer pour notre pays la Suisse et pour Genève.


Pierre Pittet.



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Commentaires

"Pour notre pays et pour Genève"

dans mon foyer on vote 2x - Genève et Schwyz, on parle x langues et bien que CH, connectés à d'autres parties, de la Confédération de l'UE etc
alors pleaaaaaaaaaaaaaaaaaase: ne confondez pas ce qui ce passe à Genève, ses stats, ses résidents, tenant compte des objectifs et besoins frontaliers - copinages obligent-

avec le reste de la Suisse!
Genève n'est plus en mains suisses.

Écrit par : genevois déshérité | 12/12/2014

Quelle peur? celle de manquer de pognon, du membre d'un conseil d'administration comme du new-resident voter in Geneva ? celle de déplaire à son patron ou comment se conformer à sa place de job?

les votes comprennent ceux d'une majorité de résidents genevois sans intérêt ni connaissances de la Suisse, n'ont rien à voir avec les intérêts du futur de la Suisse et de ce fait ne sont pas conformes aux obligations liées à l'exercice de la démocratie directe,
en tous cas pour moi.

Écrit par : genevois déshérité | 12/12/2014

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