27/10/2013

LA VERITE SUR L'AFFAIRE EL GHANAM

Le texte paru dans la tribune de Genève, signé ATS et CF avec pour titre: un colonel égyptien placé en psychiatrie est affligeant à plus d'un titre. D'abord pour ses imprécisions. Le nom de Mohamed El Ghanam, docteur en droit, juriste de renom, célèbre résistant anti-corruption au clan corrompu des Moubarak n'est pas cité. 


On parle d'un colonel égyptien. Il était en effet colonel de police et haut fonctionnaire, responsable du contrôle juridique du ministère de l'intérieur dans les années nonante. Il s'était révolté contre les crimes de la police du régime envers les journalistes anti-corruption. Victime d'un attentat, menacé de mort, il avait obtenu l'asile politique en Suisse en 2001 et non en 2005 comme écrit dans le texte.

Croyant pouvoir entre 2001 et 2004 dénoncer les crimes de Moubarak dans la capitale des Droits de l'homme, Genève, il s'est fourvoyé. La Suisse de Blocher, comme l'Amérique du criminel de guerre Bush et l'Israel de Netanyahou étaient les alliés du régime corrompu de Moubarak. Et les services secrets du régime, via le consul d'Egypte à Genève n'ont pas raté le défenseur des Droits de l'Homme qui en savait trop sur la corruption en Egypte. Ils ont agi en toute impunité à Genève, malgré les plaintes pénales de El Ghanam.

L'opinion publique doit savoir que les oligarques corrompus ont blanchi leurs milliards principalement depuis la base de Genève, comme H. S., depuis les années 70( il est actuellement écroué en Espagne pour blanchiment) ou le clan S multimilliardaire, avec ses chalets de luxe à lits froids à Andermatt actuellement, 

Enrichi par les juteux contrats avec l'armée américaine, dont il encaissait de copieux pourcentages, alors qu'il s'agissait de transactions publiques et étatiques, le clan S. se paye le luxe d'investir dans l'immo de luxe sur une ancienne place forte stratégique de notre pays, Andermatt. Pas mal! Tout ce beau monde a pu par l'intermédiaire du consul d'Egypte, un ancien des services secrets de Mourabak, peser pour mettre en difficulté le gêneur qui en savait trop sur les corruptions des oligarques, qui se sont emparés des biens égyptiens lors des privatisations.

El Ghanam a été plusieurs fois provoqué dans la rue en 2004 par des inconnus. En février 2005, se sentant provoqué à Uni Mail par un inconnu, paniqué, victime d'un accès de parano, il a sorti un couteau qu'il utilisait pour ses repas frugaux, dans l'intention de se défendre, sans blesser l'inconnu. Il est jeté 4 mois en prison pour tentative de meurtre!

Protestant depuis sa prison avec des lettres envoyées aux autorités cantonales et fédérales, il devient le bouc émissaire islamiste de Blocher, Conseiller fédéral de la Justice et Police, qui utilise les grands moyens pour le mettre définitivement à l'ombre. Le SAP, La police secrète fédérale et la Bris, l'officine genevoise produisent des faux. Le policier Mettraux de Genève accuse El Ghanam d'avoir planté un couteau dans le ventre d'un inconnu en le blessant grièvement: donc, fou paranoïaque dangereux. Urs von Daniken, le boss de la SAP produit dans une lettre envoyée à la Justice genevoise des faux messages internet signés El Ghanam prétendant que Al Qaida  allait le venger, que le peuple suisse était l'ennemi des musulmans. Donc danger terroriste pour le peuple suisse comme l'a proclamé au parlement suisse  Freysinger, du Parti du Peuple suisse  (traduction en français de l'UDC de Blocher en allemand)

Pure diffamation et calomnie, impossible et impensable de la part de l'éminent juriste et spécialiste international du droit anti-terroriste! Blocher a ensuite actionné l'ODM pour faire supprimer la statut de réfugié politique de El Ghanam , ce qu'il obtient fin 2006.

Le même trio diabolique qui a permis à l'époque le protocole de la Pâquerette, favorisant la sortie de prison des criminels récidivistes comme le bon Suisse Patrice Andermatten, qui vient d'égorger une innocente socio-thérapeute, ce même trio immoral, stupide et moralement corrompu entre en scène. Il s'agit de l'ancien procureur général, l'avocat d'affaires radical, récemment démissionné, Daniel Zapelli, membre d'une loge maçonnique douteuse, le psychiatre chef de la médecine légale Timothy Hardings, et le juge de l'application des peines et des mesures Malfanti, qui vient de disparaitre, vraisemblablement suicidé. ( le juge de l'application des peines et des mesures était peut-être différent dans le cas Andermatten). Le trio s'est acharné pour que l'innocent dissident croupisse à Champ Dollon jusqu'à ce que la mort s'ensuive. Cela porte le beau nom de détention administrative, sans possibilité de se défendre dans un procès: le détenu est considéré comme psychiquement irresponsable et le tour est joué. Hardings a rendu son expertise psychiatrique à charge sans voir une seule fois le prisonnier!

C'est le bon coup joué par le zombie Zappelli, et son compère Malfanti avec le non-lieu qu'ils ont signé en février 2007, juste après la fin du statut de réfugié du dissident.


Il a fallu le combat juridique tenace de la CJP pendant deux ans et demie avec l'aide de l'avocat que celle-ci a proposé à la famille El Ghanam, devenu l'avocat d'office de l'Etat de Genève, Pierre Bayenet, pour que les droits du prisonnier commencent à être reconnus. Première défaite pour l'ancien avocat d'affaires d'extrême droite nationaliste, succédant au démissionnaire Zapelli, Olivier Jornot, qui voulait qu'après 8 ans de prison ferme, le diffamé et calomnié dissident égyptien continue à croupir en prison. Il a fait recours à la décision de la Cour de Justice pénale genevoise qui a accepté la libération du prisonnier pour des soins en pavillon ouvert à Belle-Idée, l'hôpital psychiatrique de Genève. Il a perdu, comme il devra perdre lors des votations populaires pour l'élection du Procureur général en 2014, si Genève veut sauver son statut de capitale des Droits de l'Homme.


Et ce n'est pas tout. Très prochainement, la CJP va rendre public un document inédit retraçant les dialogues depuis la prison de Champ Dollon de Mohamed avec son frère Ali, résidant à Washington, de novembre 2012  et de août 2013. Le dissident y décrit son combat juridique de l'intérieur de la prison de 2005 à 2013, soit depuis 8 ans. Quel courage! Plaintes pénales, demande d' écoutes de témoins, sans réponses, évidemment. Alors grèves de la faim, méprisées. Ignoble!

Ce simple document prouvera au psychiatre responsable de Belle-Idée que Mohamed El Ghanam, le docteur en droit de l'université sapientia de Rome a toute sa raison après 8 ans de prison. Qu'un coup criminel, monté de toutes pièces, a été porté contre lui pour le faire taire définitivement, car il en savait trop sur les oligarques du régime, officiant en Suisse, en phase avec le consul égyptien, ancien des services secrets de Moubarak!

Après avoir obtenu du Tribunal fédéral que Mohamed El Ghanam n'avait rien à faire en prison et qu'il a donc fait 8 ans de prison pour rien, nous allons obtenir d'un psychiatre non corrompu moralement l'expertise qu'îl n'a aussi rien à faire dans une clinique psychiatrique et qu'il doit entamer sa convalescence ailleurs.


Un procès sera  exigé pour faire juger les responsables du désastre étatique avec les témoignages de toutes les parties, et surtout de "l'inconnu" de Uni-Mail dont nous avons les coordonnées qui a prétendu faussement que Mohamed El Ghanam avait voulu le tuer. Évidemment,  après l'épreuve de ces 8 ans de prison, pour un seul couteau sorti pour se défendre, mais sur la base de diffamations criminelles, le respecté juriste égyptien, colonel de police courageux, devra être réhabilité et dédommagé. L'Etat suisse et genevois n'en sortiront pas grandis !


Pierre Pittet, Président de l'association Citoyens pour la Justice publique.

Pour plus d'infos avec google:  Mohamed El Ghanam, youtube. com



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