03/06/2013

Le juriste égyptien anti-corruption toujours en prison

 

 

Affaire El Ghanam: nouveau scandale!


Alors que le jugement de libération de prison pris par la Cour de justice genevoise est exécutoire immédiatement, soit depuis le 16 mai, le juriste anti-corruption égyptien est toujours emprisonné depuis 7ans, sous les prétextes ridicules et non prouvés d'une soit-disant tentative de meurtre ou d'avoir voulu inciter Al Qaida à attaquer la Suisse pour le venger! Un jugement de non-lieu, en janvier 2007,  un véritable torchon, bourré de contre-vérités, signé par l'ancien procureur général Daniel Zappeli et le juge de la TAPEM Malfanti a permis d' emprisonner définitivement le malheureux, incarcéré  alors en détention administrative, stigmatisé comme un danger public!

Pourtant le psychiatre responsable du transfert à Belle-Idée avait pris les mesures pour que celui-ci puisse se faire dès le mardi de pentecôte, soit quelques jours après le jugement de la Cour, qui avait estimé que El Ghanam n'avait rien à faire en prison.

Nous dénonçons la directrice de la SAPEM ( service de l'application des peines et des mesures) pour manquement à son devoir.

Nous soupçonnons le Procureur général Olivier Jornot qui s'obstine à vouloir faire taire et garder en prison le dissident

 égyptien anti-corruption de vouloir faire recours au Tribunal fédéral contre la décision de la Cour de justice genevoise,

avec une demande de mesure suspensive qui lui permettrait de garder l'innocent en prison.

Nous sommes aussi choqués de la censure de la presse Tamedia et des médias publics RTS concernant leur devoir journalistique d'information du public:  Tamedia n' a rien communiqué concernant la décision de la  Cour de justice genevoise de libérer de prison El Ghanam.  C'était pourtant une petite victoire d'étape citoyenne, pour l'avocat du prisonnier Me Pierre Bayenet et notre association CJP, citoyens-nes pour la Justice publique qui a révélé les dessous de l' affaire El Ghanam il y a déjà plus de deux ans, dès la chute de Moubarak.Quant aux médias publics RTS, ils ont décidé, vraisemblablement sur pression étatique, de censurer depuis deux ans le combat pour la Justice de notre association.  Une vraie honte pour la soit-disant capitale des Droits humains, Genève.
Seule la presse indépendante genevoise, le journal le Courrier et Gauche-Hebdo, ont fait un travail d'information sérieux et complet depuis deux ans dans cette affaire. A signaler aussi , le travail  d'information remarquable effectué par le journaliste indépendant M. Grossi pour la TSI ( télévision suisse italienne) La TSR a refusé récemment de diffuser son reportage!

 

Pierre Pittet, président de l'association CJP, citoyens-nes pour la Justice publique

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