13/04/2013

OU SONT PASSES LES VERTS?

     EXPLOITATION FORESTIERE CUPIDE ET IRRESPONSABLE

Interpellé au cours des abattages forcenés dans le bois public des Evaux, face à l’école primaire et le long du chemin François Chavaz, le chef forestier de l’entreprise privée vaudoise est formel : nous faisons ici de l’exploitation forestière. Sous prétexte de dangerosité  et d’apport de lumière une quantité invraisemblable d’arbres, de chênes particulièrement, ont été mis à bas.


 

DSCN0683.JPGCes chênes, parfaitement sains pour la plupart,  constituaient une ligne esthétique le long du chemin François-Chavaz, face aux cimetière. Ils ont été réduits en bois de chauffage, détruisant en même temps la beauté de la continuité forestière. Concernant les quelques branches qui pouvaient s’avérer dangereuses, il suffisait de les élaguer. Il fallait pour cela surmonter deux travers : la paresse, et l’incompétence des fonctionnaires responsables et surtout des élus aux commandes. Ils s’en fichent comme de leur première chemise des besoins des citoyens-nes en termes de forêts intelligemment entretenues pour leur santé et leur bien-vivre. Comme le dit la nouvelle constitution genevoise, c’est l’initiative privée qui doit dominer, les intérêts publics en sont seulement le complément : on voit de nos yeux le résultat au niveau de notre patrimoine végétal commun.

C’était pourtant un des arguments de campagne électorale du mal nommé MCG, mouvement citoyen genevois de défendre la forêt publique d’Onex à la suite des carnages de l’hiver 2006-2007, et du  trafic de bois qui s’en est suivi. Or,  Eric Stauffer est maintenant conseiller administratif et la forêt est toujours aussi lamentablement gérée.DSCN0697.JPG

C’était  un conseiller municipal qui avait gagné le marché du bois, en s’alignant sur l’offre de l’Etat qu’il connaissait,  Pierre- Jean Bosson pour ne pas le nommer, de Bossons combustibles.

Cerise sur le gâteau et de là le trafic de bois : les beaux fûts des plus beaux chênes et hêtres

avaient disparus dans la comptabilité, pour être vendus au prix du bois de chauffage. Quelques milliers de francs volés aux citoyens-nes et contribuables onésiens. Pour ceux.-là montés au front, il a fallu de longs mois pour obtenir du très écologiste René Longet, alors conseiller administratif, les documents incriminants, pourtant devant être divulgués sur demande, selon la loi sur la transparence administrative, la Lipad.

 

Evidemment, l’avocat d’affaires, spécialiste des montages financiers off shore,  facilitant le vol d’argent public, au Panama par exemple, le procureur général Daniel Zappelli, a classé l’affaire dénoncée. Heureusement qu'il a dégagé depuis!

 

Dans la forêt,  tout ce qui ne rapporte pas d’argent est laissé sur place : des monceaux de branches, des bouts de troncs éparpillés partout. Les tapis argentés des anémones sylvies, les ficaires aux corolles dorées étincelantes disparaissent sous les décombres ou se réfugient dans les rares endroits préservés. Ailleurs, c’est l’ail aux ours ou les sceaux de Salomon qui disparaissent.  Sans compter les oiseaux et les écureuils qui désertent les lieux ! Sans un  sursaut d’intelligence civique de la part  de nos élus, la forêt des Evaux  proche de l’école primaire va se transformer en pourrissoir.                                            Pierre Pittet     Onex

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Commentaires

Hélas ce cas n'est pas unique de nombreux endroits en Suisse Romande ont connu ce délestage d'arbres fait en toute impunité et sans en parler à qui de droit comme aux anciens citoyens nés et vivant toujours dans leur commune .200 arbres d'un coup tandis que tous regardaient un Moundial! Méfiez vous des retransmissions sportives accaparant les esprits d'autres plus malins en profiteront
On peut se désoler aussi de savoir le nombres d'arbres abattus en Suède et remplacé par des essences qui elles n'auront pas la longévité de ceux disparus ,pour être envoyés afin de satisfaire à l'écologie de maisons saines alors qu'on sait en tous cas sous notre climat que le bois même traité demandera aux propriétaires de prévoir sur leurs devis de construction des frais d'entretien qui dès la ciqnantaine souvent ne peuvent être effectués par soi
La belle excuse,oui mais on en replante et dans 40 ans les jeunes de demain devront tout recommencer .Combien se sont laissés embobiner au nom du fameux slogan faut sauver la planète,les Néo-nazis et leurs gourous ont un héritage à instrumentaliser,l'écologie leur sied comme un gant.Alors que d'autres priaient en regardant le ciel le suppliant de réanimer les esprits endormis grâce au virtuel Espérons qu'il ne soit pas trop tard
toute belle journée ensoleillée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 14/04/2013

Deux fois par semaine, je fais mon jogging le long du Rhône en bas des Evaux.
Les premiers travaux d'élagage assez conséquents ont eu lieu au Bois de la Bâtie et, comme vous, je me suis offusqué devant un tel carnage.

J'envisageais même d'alerter les journalistes. Surtout parce que les ouvriers sur place semblaient un peu mal à l'aise de m'expliquer leur travail.

Et puis je me suis un peu plus renseigné et j'ai compris quelques règles biologiques qui m'échappaient.

Pour que la végétation puisse s'épanouir, il faut de l'eau mais surtout de la lumière. Or, ces bois qui longent la rivière n'ont pas été entretenus depuis de nombreuses décennies, et les arbres ne fleurissent qu'au sommet.

S'il est vrai que le chantier auquel vous faites référence ressemble à un tombeau, je ne puis partager votre indignation car je suis persuadé qu'à terme ces bois seront resplendissants, et magiques.

Si le bois est récupéré pour être commercialisé, alors je suis soulagé que ces arbres, comme le cuir des animaux que nous mangeons, soit au moins utile jusqu'à la fin.

Quant à ce qui reste sur place, je pense que vous avez tout faux. Les quelques brindilles qui n'ont pas été récupérées permettront à toute une faune et flore de prospérer. Dieu merci, nos ingénieurs agronomes maîtrisent enfin mieux les lois de la nature. Ils ont compris qu'il ne fallait pas faire du propre en ordre et qu'il est important que la nature reprenne ses droits après une telle intervention.

Où sont les verts ? Et bien où ils se doivent d'être. Au compost. Le défenseur de la nature en politique est souvent un intégriste qui n'a pas de vision globale. S'il est vrai que cette tendance a apporté son lot à la société, elle n'a aujourd'hui plus sa raison d'être puisque tous les partis ont intégré la conscience environnementale et la défense du développement durable dans leur programme.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/04/2013

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