20/01/2012

POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL

SI ROUSSEAU ÉTAIT PARMI NOUS AUJOURD’HUI


contratsocial.jpgVoici les réflexions d’un citoyen genevois indigné et révolté par la marche d’un monde dominé par l’Argent religion et au bord du précipice, en ce début des commémorations du300 ème anniversaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. D’abord, le révolutionnairedes Droits de l’homme et du citoyen, dégoûté, demanderait que l’on replace sa statue de l’Ile Rousseau face au grand large, et non face à la ville, aux mains des oligarchies , les oligarchies d’argent, ayant remplacé les oligarchies politiques de son époque. Pour réformer une société corrompue, il demanderait que dès 5 ans à l’école primaire des cours de philosophie morale et civique soient donnés afin de refaire des Genevois, des citoyens moraux, dévoués au Bien commun, à l’Intérêt général. Il compléterait et remettrait au goût du jour, son concept de contrat social. Il prêcherait non seulement la démocratie politique, dévoyée par les pouvoirs manipulateurs de l’Argent, mais la démocratie économique : l’égalité des droits et devoirs des citoyens dans le domaine économique.

 

Il aurait été réjoui que des ouvriers et des cadres d’une grande multinationale, Novartis, à l’aide de syndicats, de pouvoirs publics et de médias aient trouvé la solution en prouvant qu’une même efficacité et rentabilité était possible dans la patrie, sans besoin d’aller à l’étranger, comme voulaient le faire les cupides propriétaires capitalistes.

Il en déduirait que les vrais stratèges étaient dans cette affaire ceux qui travaillaient etque les riches rentiers qui possédaient la société, appelés maintenant capitalistes, n’étaient pas nécessaires. Il aurait proposé une républication de la société, avec des fonds publics du pays et d’autres nations progressistes amies,pour gérer plus rationnellement l’entreprise au lieu de laisser des oligarques cupides et stupides la posséder.Par soucis d’équité, il aurait proposé un dédommagement aux capitalistes mais uniquement sur la base de leur propre travail, concernant la société. Finalement, constatant qu’ils n’avaient jamais mis les pieds dans l’entreprise, par souci d’équité, il aurait remboursé aux capitalistes leur mise de départ sans plus. Les bénéfices et plues-values revenant à ceux qui les avaient produites, et à la puissance publique et morale, chargée par les citoyens, des investissements pour le Bien commun.

 

Réflexion faisante, il aurait critiqué la marchandisation du 300ème anniversaire de sa mort, transformée en une espèce de foire commerciale destinée à attirer les touristes à Genève, et pas du tout pour mettre en avant ses idées révolutionnaires.

Finalement, il aurait trouvé des âmes soeurs du même idéal que lui dans le campement des indignés qui protestaient comme lui à l’époque contre l’ordre injuste régnant, et qui avaient organisé leur village de tentes dans le parce des Bastions, avec les moyens du bord.

Les mensonges d’un élu populiste et manipulateur de la Ville prétendant que la réfection du gazon coûterait 80.000 CHS et que c’est les citoyens qui devraient payer la somme, tout cela pour que ceux-ci demandent aux indignés de déguerpir, l’auraient fait bondir quand il aurait appris par un jardinier professionnel qu’en fait un dixième de la somme suffisait largement. Et tout juste 1000 CHS, si les jardiniers professionnels et les aide-jardiniers étaient bénévoles.Il aurait été content de voir que les valeurs qu’il avait défendues il y a 300 ans, les valeursde liberté, d’égalité, de justice , de fraternité avaient déclenché dans les pays du Nord de l’Afrique, des pays musulmans, une révolution, qui réclamait la Liberté, la Justice, la fin de la corruption, une démocratie réelle.

 

Il se serait insurgé contre l’emprisonnement pendant 5 ans, d’un héros précoce de la révolution égyptienne dans les geôles de la prison de Champ Dollon, sans procès sur la base d’un faux de la police judiciaire de l’Etat, qui avait prétendu que le juriste révolté par les crimes du dictateur de son pays et réfugié à Genève, capitale des Droits de l’homme, avait attaqué et planté un couteau dans l’abdomen d’un africain en le blessant gravement. Ce que le rapport de la gendarmerie, qui n’avait constaté aucun blessé dans l’altercation, possiblement fomentée par les gens du dictateur à Genève, démentait.

 

Il aurait été scandalisé que 2,3 milliards de CHS avaient disparu dans les caisses de l’Etat de Genève, celui-ci ayant dû payer les pertes de la banque publique, dues aux faillites frauduleuses de spéculateurs immobiliers. Le procès du seul spéculateur pincé, étant pipé, le procureur général démissionnaire ayant fait trainer les choses, et les charges principales étant prescrites. Finalement, protestant dans les médias sur la base de tout ce qu’il avait vu et entendu, menacé, il aurait dû quitter de nouveau Genève, et aurait rejoint le Paris révolutionnaire qui avait recueilli ses cendres dans un endroit prestigieux, le Panthéon, en espérant qu’une nouvelle révolution citoyenne reparte de là. Cela tombait bien, l’ami des riches, qui s’était emparé de la France et qui menait le pays sur la pente des guerres internationales, avait été délogé démocratiquement par un vrai tribun révolutionnaire à la grande surprise de tous ! Pierre Pittet

14:27 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rousseau, contrat social, genevois | |  Facebook

Commentaires

Et c'est ici que le meilleur article que l'on ait pu faire sur lui, en cette période, demeure!

Écrit par : plume noire | 20/01/2012

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